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Les croyances des peuples Yoruba de l'ouest
du Nigeria de l'Ouest varient considérablement d'un endroit à
l'autre de cette région; une même divinité peut être
homme dans un village et femme dans un autre, ou alors les caractéristiques
de deux dieux peuvent être regroupées en une seule entité.
Lors de la Traite des Noirs du XVIIè au XIXè siècle,
de nombreux Yorubas amenèrent avec eux leurs croyances et certains
de leurs dieux trouvent leur place dans l'univers et le patrimoine Caribéen.
On retrouve de nos jours leur présence à Cuba et au Brésil.
Shango, le dieu auquel l'auteur Wole Soyinka fait
référence dans son poème "Hunt of the Stone",
occupe une place majeure au Panthéon de la tribu Yoruba, alors que
sa position semble moins prédominante dans les tribus voisines. Shango
(que l'on nomme également Sango et Sagoe) crée le tonnerre et
les éclairs en envoyant des "pierres d'orage" sur Terre.
Shango avait quatre femmes, chacune d'entre elle personifiée par une
grande rivière Nigériane; sa favorite, Oya, est représentée
par la rivière Niger. Un mythe à propos de Shango raconte que
qu'il avait forme humaine et qu'il régnait comme le quatrième
roi de l'ancienne capitale Yoruba, Oyo. Il avait un charme tel qu'il pouvait
causer des éclairs, avec lesquels il tua par inadvertence toute sa
famille. Pris de dépit, il se penda, et à sa mort il fut défié.
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