En vacances à la Réunion
pour 2 semaines, je ne savais pas ce qui m'y attendait le 29 Mars
1989. Tout se passait bien quand la radio annonca le jeudi la formation
d'une dépression tropicale à 1500 km de l'ile, avec une trajectoire
qui l'éloignait de nous...
Pas de chance. Le
vendredi, le phénomène se renforça en tempête tropicale (baptisée
FIRINGA) et incurva sa trajectoire vers la Réunion. Dès lors, malgré
une alerte n°1 et un temps superbe (pas de vent, pas de pluie) tout
les créoles (les réunionais d'origine européenne) se moquaient de
ce "météore" qui selon eux, passerait ailleurs.
Hélas, ils étaient
les seuls à se tromper car, le soir même la chatte de la maison
se réfugia dans le garage avec ses 3 chatons, et le lendemain, alors
que la pluie commencait à tomber, j'eus la surprise de trouver dans
la voiture de grosses araignées noires. Dire que ces animaux ne
vivent que dans les arbres! A la même heure, l'alerte n°3 était
déclenchée.
Le cyclone se déchaina
sur l'ile avec des pluies torrentielles et des vents de 250 km/h!
Il y laissa d'énormes dégâts. Le lendemain, le temps redevenait
magnifique, comme si de rien n'était, et la chatte était revenue
dans la maison avec ses petits.
Des rumeurs disaient
que le cyclone revenait, mais pas d'inquiétude, les animaux (chat
ou même araignées) ressentent ces phénomènes extrêmes mieux que
nous, voir même mieux que les prévisionnistes. Qu'ils m'en excusent,
mais cette constatation se vérifie souvent lors de catastrophes
naturelles.