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les images satellites

Hugo (1989)

Guadeloupe

Je n'ai pas directement vécu le cyclone Hugo mais c'est tout comme. En effet, après quelques vacances en Guadeloupe, je regagne la Métropole le 8 septembre. A la veille du passage de l'ouragan, la radio faisait état du déclenchement de l'alerte et de la menace du phénomène qu'il constituait la Guadeloupe. A 24 h d'avance, je ne me rendais pas trop compte du monstre qui filait tout droit sur le papillon; et ma mère et moi allions nous coucher relativement tranquillles.

Le lendemain, ma première réaction fut d'allumer la radio et d'écouter France Info, et tout devenait plus compliqué. A chaque flash d'information, la menace se précisait et l'annonce de rafales à près de 300 km/h laissait craindre le pire pour le Nord-Grande-Terre, notre région d'origine. Aussi, je n'ai pas quitté la radio pendant tout le passage d'Hugo. Nos tentatives pour joindre nos proches étaient vaines;et même si nous n'avons pas ressenti directement les vents, nous n'avons jamais pu trouver le sommeil implorant la compassion de Dieu..

Pendant tout ce temps, les communiqués se multipliaient et ne faisaient état que de désolation, au point même d'annoncer la quasi disparition de la Désirade, prise sous les eaux. Vers 2 heures du matin, nous recevions l'appel téléphonique tant attendu, pour nous annoncer ce que l'on craignait, à savoir la perte de notre maison en bois; information que j'ai un peu dissimulé à ma mère pour ne pas l'effrayer.

Au cours de la journée les premières images télévisées devaient confirmer le scénario tragique.

Cinq jours après, je regagnais ma Guadeloupe, méconnaissable, plus du tout celle que j'avais quitté...tout n'était que ruine et désolation. Pour moi, qui n'ai pas affronté directement , je me passerais volontiers d'un ouragan.

Ronald E. (Guadeloupe)

 


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