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Alain Gillot-Pétré
Le plus grand chasseur de cyclones francais
16 Juin 1950 - 31 Décembre 1999

l'hommage    sa vie

Le "Monsieur météo" de TF1, l'indétrônable Gillot-Pétré, n'aura pas fêté pas l'an 2000. Il est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 49 ans. Les téléspectateurs lui avaient décerné à cinq reprises le trophée du meilleur présentateur météo.

Catherine Trautmann a salué "l'ami de la pluie et du soleil".

Hommmage de la ministre de la Culture Catherine Trautmann à "l'ami de la pluie et du soleil"...

Alain Gillot-Pétré est mort vendredi 31 décembre 1999 à l'âge de 49 ans. L'indétronable "Monsieur Météo" de TF1 souffrait d'un cancer depuis plusieurs années. En décembre 1987, il retrouve les plateaux de télévision après plusieurs mois d'absence. Pas pour très longtemps puisqu'en juin 1998, il avait eu un malaise en direct à l'antenne. Il n'était depuis présentateur qu'irrégulièrement.

"Gillot" avait au cours de sa longue carrière imposé un ton nouveau et révolutionné le concept et la présentation du journal météo.

Il avait notamment introduit les nouvelles techniques d'imagerie électronique, comme la photo satellitaire, et remplacé le bulletin monocorde par l'information et la narration émaillée d'histoires drôles.

Au delà de son rôle de spécialiste de la pluie et du beau temps, "M. Météo" était un homme de spectacle.

Né en 1950, Alain Gillot-Pétré, après des études supérieures d'histoire et de géographie, a commencé sa carrière de journaliste à la télévision en 1972. Il est d'abord rédacteur de politique étrangère, successivement à "24 heures sur la 2", puis "24 heures sur la 1", dont il devient rédacteur-reporter auprès de la rédaction en chef. Il est ensuite critique littéraire à France-Inter (1975-77).

En 1981, Alain Gillot-Pétré entre à Antenne 2, où il est chargé du journal télévisé météo jusqu'en 1986, assurant parallèlement une chronique météo au quotidien Libération de 1982 à 1986. Cette année-là, il rejoint la Cinq pour animer l'un des jeux-vedettes de la chaîne, "C'est beau la vie", mais n'y reste que huit mois.

En décembre 1987, il présente à nouveau la météo sur TF1. Depuis qu'il avait eu un malaise en direct à l'antenne en juin 1998, il n'était plus présent qu'irrégulièrement. Alain Gillot-Pétré est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment "La Météo et ses secrets" (1982), "Le Bon emploi du temps" (1984), deux titres écrits en collaboration. Il a également publié "Du Vent dans la tête" (1989).

l'hommage    sa vie

Alain Gillot-Pétré était une célébrité. Comment pourrait-il en être autrement ? Il le disait lui même, il était l'homme le plus regardé de France. Celui que des millions de téléspectateurs guettaient après le JT. Annoncerait-il le soleil ? Menacerait-il de la pluie ? En tout cas, il l'aurait fait gaiement. Sa météo était un spectacle & Humour et clins d'oeil, parfois quelques excentricités. Le tout bien calculé ; l'homme travaillait à l'américaine : la décontraction n'excluait pas une préparation rigoureuse.

20 cartes aux symboles quasi-cabalistiques par jour à étudier dans tous les sens, des interprétations soignées, une cartographie au millimètre, Alain Gillot-Pétré peaufinait ses 4 minutes trente d'antenne quotidienne. Même s'il affirmait avec un brin de fierté qu'il n'écrivait pas ses textes, il enchaînait dans la foulée : " rien ne se prépare plus que l'improviste. " Et l'improviste, il en était le spécialiste. Chacun a en tête l'un de ses passages télé. Lui n'en retienait vraiment que deux, en 36 ans de carrière. Le plus pénible fut son malaise en direct, l'année dernière. Le plus joyeux : son retour tonitruant, quelques mois plus tard, avec confettis et roudoudous, dans le plus pur style Gillot .Un style bulldozer qui contrasta avec la pudeur du personnage. L'homme n'était pas aussi monolithique qu'il le paraissait, même s'il affirmait qu'il était " le même à l'écran et dans la vie. "

A la ville, Alain Gillot-Pétré alliait à la bonne humeur et à l'énergie une sensibilité touchante. Parlez-lui de l'origine de son amour de la météo, et son regard se voilait légèrement. Là, Alain Gillot-Pétré était bien différent de celui qui officiait à l'antenne. Avec émotion, il racontait que " petit, j'étais un enfant qui s'ennuyait, alors regarder la pluie par la fenêtre me distrayait. " Pas moyen d'en savoir plus. Il vous arrêtait avec un courtois mais direct " cela ne vous regarde pas! " La pudeur n'empêche pas la franchise. Alain Gillot-Pétré avait sa petite idée sur la célébrité. Il exposa : " cela ne me fait rien, j'ai pas la grosse tête, j'aime mon métier " avant de reconnaître : " je suis un vrai-faux mégalo, il peut arriver que la tête vous tourne un peu " Un remède : " le souvenir des ouragans remet à sa place. " L'ouragan, sa passion : il en a " chassé " 18 aux Antilles. Il a écrit actuellement une somme sur le sujet. Et il a créé l'Amicale des ouragans il y a quelques années. Chacun des 9 membres a un surnom lié à un ouragan ; le sien est Hugo.

Un nom qui rappelle l'une de ses autres amours : la littérature. Il était intarissable sur Emile Ajar ou Alphonse Daudet. Alain Gillot-Pétré tenait à préciser que dans sa carrière de journaliste, il avait tâté de tout : culture, politique, environnement. Mais qu'on n'aille pas croire qu'il regrettaite de se cantonner au temps qu'il fait. La météo était une maîtresse exclusive. A sa grande joie, pas moyen de s'en détacher. Il l'aimait et la défendait bec et ongles : interdit de douter du caractère scientifique de la météo ! Poser la question revenait à s'attirer les foudres du cyclonologue. Il s'engagea alors, avec moult détails, dans un exposé parfait sur l'invention de la météorologie, qui remonte à la guerre de Crimée.

La leçon faite, il rejoignait son fond bleu. Ce fameux bleu profond devant lequel il s'agitait lors de la météo. Alain Gillot-Pétré travaillait en aveugle. Le procédé était transparent pour le téléspectateur : les cartes étaient incrustées en régie. " Il faut s'y faire, mais c'est facile. " Et d'enchaîner sur un calembour : " Je suis le grand bleu avec une chaussure noire ". Un pied sortit de sous le bureau pour la véracité de la chose. Ultime pirouette. Tour à tour rieur et drôle, à l'écoute et pudique, Alain Gillot-Pétré était alors pressé : " Je vous ai donné un quart d'heure de plus ". Direction le studio. La météo n'attend pas. " Il ne faut pas perdre de temps, pas celui qu'il fait mais celui qui passe. "


Données recueillies sur le site TF1   
Copyright TF1 - Décembre 1999

 


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